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Une victoire pour moi, une victoire pour Allauch

Povinelli, maire d'Allauch, suspecté de harcèlement moral par le tribunal administratif suite à la plainte pour harcèlement et préemption abusive déposée par Lucie Desblancs

Petit rappel des faits: harcelèment, préemption abusive, etc

Au besoin, vous retrouverez en bas de page le contenu de 2 articles rappelant les faits qui m’ont conduite à porter plainte au motif de préemption abusive et de harcèlement de la part de Roland Povinelli et de la mairie d’Allauch.

5 motifs d’annulation de la préemption, et détournement de pouvoir

      Au Tribunal Administratif, en date du 07/11/2019, concernant le recours contre la préemption abusive de la mairie sur ma maison, le Rapporteur Public (ministère public) a relevé 5 motifs d’annulation de la préemption. Le 5e motif a retenu toute notre attention car il relève «d’ un détournement de pouvoir ». Cela situe la haute gravité des faits.

Les abus n’ont que trop duré, la justice s’impose à tous, et à la mairie également. Il n’y a pas de passe-droit.

      Le délibéré officiel sera validé dans une quinzaine de jours, mais les magistrats se rangent toujours derrière le Rapporteur Public. C’est une première victoire.

      Elle était à double enjeu, car le Procureur de la République a ouvert, depuis 01/2019, une enquête pour « harcèlement », et qu’il était en attente de ce jugement pour alimenter son dossier. 

Povinelli, maire d'Allauch, suspecté de harcèlement moral par le tribunal administratif suite à la plainte pour harcèlement et préemption abusive déposée par Lucie DesblancsLa méthode POVINELLI     

     Les harcèlements, moraux, administratifs, abus de pouvoir, sont utilisés par la mairie d’Allauch à tous les niveaux. Cette méthode est la marque de fabrique du maire.

     La suspicion règne, le bon droit est bafoué, et la corruption s’invite à tous les débats. Une véritable « Chienlit » comme disait le Général de Gaulle !

     Les poursuites diligentées par le ministère public, au motif de harcèlement, vont donc pouvoir reprendre, et le bon droit reprendra lui aussi sa place, toute sa place.

     La corruption, le clientélisme n’ont pas leur place à Allauch, je serai toujours là aux avant-postes pour protéger et défendre ma ville d’Allauch !

Question: Le « sulfureux » maire Povinelli utilisera-t-il une fois de plus les finances de la municipalité d’Allauch pour financer sa défense ?…

Ce qui est juste se défend avec courage, et le courage récompense le juste.

 

La Marseillaise:

Les langues se délient après la révélation des enregistrements d’Allauch

Lucie Desblancs au mileu des allaudiens. Marche pour un commissariat à Allauch...

Candidate aux municipales de 2014, Lucie Cohen-Desblancs, ici avec son mari, avait reçu une lettre de menaces. PHOTO DR

Candidate aux municipales de 2014, Lucie Cohen-Desblancs, ici avec son mari, avait reçu une lettre de menaces. PHOTO DR

À Allauch, les élus d’opposition dénoncent un climat délétère et le reprochent à Roland Povinelli. Le maire, expliquent-ils, utilise « l’arsenal municipal contre nous ». La Ville objecte des raisons administratives ou juridiques à chaque conflit. Très nombreux…

« Cohen, ton mari va avoir des problèmes ». Lucie Cohen-Desblancs a retrouvé ce « petit mot », accompagné d’une cartouche de 22 long rifle, dans sa boîte aux lettres, durant la campagne des élections municipales de 2014. La plainte de la candidate « citoyenne » a depuis été classée, faute de preuve. Personne n’a donc été directement ou indirectement incriminé ; mais cette « menace », ciblée, caractérise bien le climat suffoquant dans lequel s’est jouée cette élection. La tentative de torpillage de la liste de José Gonzalez (FN) par Roland Povinelli, ayant proposé, en février 2014, « un appartement et un emploi en mairie », à un colistier FN contre son désistement, comme l’atteste un enregistrement (cliquez ici), n’est, hélas, qu’un épisode de la vie politique locale d’Allauch.
L’ambiance s’est-elle détendue après le deuxième tour de scrutin remporté par le maire sortant (PS) ? Loin de là, selon ses opposants. Lucie Desblancs en veut pour preuve la préemption de sa villa, détaillée par nos confrères de Marsactu. « En mai 2017, suite à un problème de trésorerie, j’ai décidé de vendre ma maison, estimée à 600 000 euros, nous avions une proposition à 480 000 euros – au prix des domaines – proposition que nous avions acceptée », nous résume l’élue. Et dans un même temps, « la mairie a décidé de faire jouer son droit de préemption à hauteur de 300 000 euros… c’était inacceptable. »


[Enregistrement d’Allauch] « Marque le nom, l’âge, l’adresse et ce qu’ils veulent obtenir de moi »


« La préemption de la villa a été le coup de grâce»

La propriété, jouxtant le domaine de Pichauris, – lieu de tournage des mythiques « la gloire de mon père » et « le château de ma mère » -, doit servir d’accueil aux randonneurs, justifie la majorité municipale, qui a voté cette préemption en mai 2017. De nombreux aménagements du site figuraient déjà dans le programme du maire sortant.
L’affaire de la villa a été « le coup de grâce », commente Lucie Desblancs. L’élue craque. « J’ai fait une sorte de burn-out, dû au stress, j’étais comme paralysée, incapable de bouger ». Son mari, Henri, a dû la prendre en charge, l’habiller, la déshabiller, la conduire au travail, quand elle pouvait y aller, et ce durant des mois. « C’est une période qui a été extrêmement dure, mais on a tenu », souligne-t-il. Et ça continue… « fin 2018, j’ai reçu un courrier de la ville me signifiant « une infraction au code de l’environnement », concernant mon enseigne », décrit-elle.

Enseigne, « réalisée sans autorisation administrative et sans l’autorisation de l’architecte des bâtiments de France », stipule la mairie dans un courrier, en novembre dernier « Je n’ai pas fait les travaux d’origine dans ce local acheté en 2012 en vue des municipales, j’ai juste changé l’enseigne… voilà 5 ans », s’étonne-t-elle. Enfin, il y a quelques mois seulement, « les séniors de mon entourage se sont vus interdire l’inscription à la maison des séniors ». « Premier arrivé premier inscrit, jusqu’à atteindre le nombre maximal », explique en substance le maire.

Nouveau ramdam : « pourquoi avoir décalé notre rendez-vous d’inscription, nous mettant ainsi hors délais ? » interroge la dizaine d’exclus ; les animateurs de la structure, demandent au maire « d’accepter les inscriptions sans limite de nombre…» et l’ensemble des élus de l’opposition s’insurge, lors du tumultueux conseil municipal de décembre contre cette « décision arbitraire ». Rien n’y a fait.

« Si tu continues, il va te retirer ta salle de boxe»

« Le maire d’Allauch utilise tout l’arsenal administratif et judiciaire contre nous ! », dénonce Lucie Desblancs qui s’est décidée à porter plainte pour « harcèlement moral » contre Roland Povinelli. Pour autant, le premier magistrat a, pour chacun des points ou évènements soulevés, une solide argumentation reposant sur le règlement d’urbanisme, le code de l’environnement, le règlement ou le fonctionnement des services.
Les soutiens des élus d’opposition ne sont pas épargnés de « représailles » selon ces derniers. « Tu sais, si tu continues à t’afficher à côté d’elle [Lucie Desblancs NDR.], il va te retirer ta salle de boxe. » Ce « conseil amical » est venu aux oreilles de Gil Rey, pendant la campagne de 2014. À l’époque, « je donnais des cours de kick boxing et de boxe thaï à 80 pratiquants, au gymnase de Pié d’Autry, [un quartier d’Allauch] », raconte l’entraîneur également fonctionnaire de police. « La ville a attendu la fin de l’année, puis m’a signifié que la salle devait être utilisée pour des activités périscolaires… J’ai été très « étonné », car les séances d’entraînement avaient lieu les mercredis soir et samedis matins ».

« Ce n’est pas un maire , c’est un despote »

Ce qui ne cadre pas avec l’emploi du temps des élèves… « La sanction », a été sans appel, souligne-t-il. « J’entraîne aujourd’hui à l’Olympique de Marseille, j’y suis avec plaisir, mais je regrette les Allaudiens », stipule-il, avant d’ajouter : « ce n’est pas un maire pour moi, juste un despote, qui use de tous les moyens à sa disposition…» assène-t-il. Fin décembre, plusieurs élus de l’opposition ont eu droit à des menaces de mort, via des appels téléphoniques, restés à ce jour anonymes. Des plaintes ont notamment été déposées par José Gonzalez (RN) et Lucie Desblancs (SE). À la mi-janvier, Roland Povinelli nous faisait part de son « courroux », à l’idée que l’on puisse imaginer, que cela pouvait provenir de lui ou de son entourage.

Sylvain Fournier

 

Marsactu:

Dans les collines d’Allauch, le maire se paie la villa d’une opposante

Lors du dernier conseil municipal d’Allauch, ce mercredi, le maire Roland Povinelli a soumis au vote la préemption de la villa d’une de ses opposantes. L’idée est d’en faire une maison de la nature à destination des randonneurs. Un prétexte pour la propriétaire.

Dans les collines d'Allauch, le maire Povinelli se paie la villa d'une opposante

Les collines autour de Pichauris. Capture d’écran Geoportail.

On peut contribuer à la politique d’une commune, même en étant dans l’opposition. Et même contre son gré. C’est l’amère expérience qu’a vécue mercredi soir Lucie Cohen-Desblancs. Élue sans étiquette d’Allauch, elle a dû quitter la séance du conseil municipal tandis que les autres conseillers adoptaient une mesure la concernant : la préemption de sa villa.

En d’autres termes, alors qu’elle avait l’intention de vendre à un particulier, la mairie est intervenue pour exercer son droit de priorité. Motif de l’opération : « Le développement du tourisme vert » qui est « une priorité de la politique communale ». En l’occurrence, « cette propriété de 4049 m2 étant située en lisière du domaine exceptionnel [comprendre départemental, ndlr] de Pichauris, elle servirait de base de départ aux nombreux promeneurs et randonneurs qui le fréquentent quotidiennement, et pourra présenter un parcours nature », argumente la délibération.

« C’est un bien qui vaut 600 000 euros, que j’ai vendu 480 000 pour aller vite, et la Ville me propose 300 000 euros en prétextant qu’il y a des irrégularités. Je me fais spolier, moi et ma famille, s’émeut Lucie Cohen-Desblancs, pour qui Roland Povinelli « se sert de ses fonctions de maire pour régler ses comptes personnels ». Ce qui pourrait bien, pour elle, constituer un délit. Un avocat est chargé de préparer une plainte au pénal.

ACCUSATIONS MUTUELLES

Une de plus. Depuis que la liste de Lucie Cohen-Desblancs a obtenu 12 % des voix et deux sièges lors des municipales 2014, le maire et son opposante multiplient les invectives et les procédures judiciaires réciproques. Dernière en date : la séance du conseil de décembre, où Roland Povinelli s’est adressée à elle sous son seul nom de jeune fille « Cohen », une manière, selon elle, d’insister sur sa judaïté. Dans l’échange peu courtois qui s’est ensuivi, dont on retrouve trace dans les procès-verbaux du conseil, il a ensuite purement et simplement regretté qu’elle soit née.

« Elle ne cesse tout au long des conseils municipaux de donner des leçons de probité », grince un élu de la majorité Povinelli, qui ne souhaite pas être nommé. L’instruction menée depuis 2015 par la juge Tertian, avec plusieurs mise en examen, dont Roland Povinelli, fournit en effet à Lucie Cohen-Desblancs un carburant idéal.

Or, au détour de sa « maison des randonneurs », la délibération proposée par le maire égratigne aussi son opposante au sujet d’« une procédure d’infraction au code de l’urbanisme pour construction non conforme » – un mur de clôture – ainsi qu’une surface habitable dépassant la limite autorisée dans cette zone naturelle.

Face à ces accusations nouvelles, cette dernière rétorque que tout cela est prescrit, la première visite des services de l’urbanisme datant de 2005, et qu’une part de ce qu’on lui reproche a été réalisée d’avant son arrivée dans les lieux. Quant à la position à tenir pour la suite, l’élue hésite encore : « Je peux refuser le prix proposé et demander au juge de l’expropriation de fixer un montant. Je peux aussi décider de ne pas vendre, mais ça me bloque dans ma liberté. »

« C’EST DANS LE PROGRAMME MUNICIPAL »

Contactée jeudi, la mairie d’Allauch n’a pas retourné notre demande d’explications. « C’est sûr que s’agissant d’une opposante politique cela peut être exploité, reconnaît notre conseiller municipal. Mais toute la majorité et une partie de l’opposition ont voté cette préemption sans état d’âme. Cette idée est dans le programme municipal. Comme il y avait cette maison à la vente, idéalement placée, avec 5000 m2 de terrain, on en a profité. » Vérification faite, on trouve effectivement trace d’une idée similaire dans le dépliant de campagne de la liste Povinelli.

Ces arguments n’ont pas convaincu José Gonzalez, élu FN qui « n'[a] pas une amitié particulière pour madame Desblancs, bien au contraire » – et n’a pas toujours la dent dure avec le maire – mais valide la thèse du « règlement de comptes ». Pour lui, cette villa « n’est pas spécialement bien placée. Et j’ai signalé au maire que nous avons, nous la Ville d’Allauch, une propriété en plein cœur de ce grand territoire. Il m’a dit que le bâtiment était en ruine. Mais à partir du moment où on investit 300 000 euros, il y avait mieux à faire. Pour moi toute cette histoire est cousue de fil blanc. ». Le conseil départemental qui est le propriétaire du parc voisin de Pichauris dispose déjà d’un « pavillon d’accueil » et même d’une bastide qu’il compte utiliser, et n’a pas souhaité préempter.

Lors de la séance, l’élu frontiste a donc annoncé son intention de voter contre et a demandé un scrutin à bulletin secret. « Le maire a refusé, estimant que cela voulait dire que j’avais eu des contacts avec des membres de sa majorité et a ajouté que si l’un d’entre eux votait contre il serait exclu. » Ambiance. Il faut dire qu’à Allauch, une certaine culture de l’unanimité continue de régner autour de Roland Povinelli. Élu depuis 1975, il a marqué les esprits avec l’élection de 2001 avec le score de 100 % des suffrages, aucune liste ne l’ayant défié. Une confirmation a suivi en 2008 avec plus de 80 % des voix au premier tour. Mais en 2014, l’affaire s’est corsée et il doit depuis composer avec trois groupes d’opposition plus ou moins vivaces.

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